Découvrez les coulisses de la création du Trampoline Magique
Quand on tient un livre dans ses mains, on imagine rarement tout ce qui se cache, mais derrière chaque livre que vous tenez entre vos mains, il y a un monde invisible. Un monde de pensées griffonnées, de pages froissées, de nuits blanches, et de moments où tout s’illumine d’un coup. On voit la couverture, on lit l’histoire, mais on ne sait pas toujours ce qui a poussé l’auteur à écrire.
Aujourd’hui, je vous invite à passer de l’autre côté des étoiles et à découvrir les coulisses de la création du Trampoline Magique, un voyage qui qui a commencé par un instant que je n’oublierai jamais.
L’étincelle de départ
Ce n’est pas une promenade, ni un rêve, ni une image qui m’a inspirée. C’est une voix.
Un soir, alors que je racontais une histoire à ma fille Elena avant de dormir, je me suis laissée emporter par le fil de l’imagination. Les personnages se promenaient dans un jardin, le vent faisait danser les feuilles… et, sans que je sache pourquoi, une phrase s’est formée dans mon esprit, comme si quelqu’un me la soufflait à l’oreille :
« Ecris-là »
Cette voix intérieure n’était pas la mienne. Elle avait quelque chose de familier et de lointain à la fois, comme un souvenir qui revient soudainement. Elle m’a arrêtée net. Je me suis interrompue, j’ai regardé Elena, et j’ai senti qu’un monde entier venait de s’ouvrir sous mes yeux.
Ce soir-là, j’ai su que je tenais le cœur d’une histoire. Une histoire où deux enfants, frère et sœur, allaient vivre une aventure incroyable pour ramasser les étoiles et les renvoyer dans le ciel.
De l’idée a l’histoire
Les jours qui ont suivi, je n’ai pas cessé d’y penser. Je voyais les personnages prendre forme : Elena, curieuse et pleine de douceur ; Noah, espiègle et courageux. Je voyais les poches pleines d’étoiles, le ciel qui change, les rêves qui se transforment.
Rapidement, l’histoire a commencé à se dérouler dans ma tête comme un film. Je savais que ce n’était pas juste pour mes enfants. C’était une histoire qui pourrait toucher d’autres enfants. Alors j’ai commencé à écrire en me replongeant dans cette sensation d’émerveillement. J’ai écrit, puis effacé, puis réécrit. J’ai laissé l’histoire reposer, pour la relire le lendemain avec un œil neuf.
Peu à peu, Noah et Elena ont pris vie. Je les entendais rire, discuter, hésiter. J’ai commencé à noter comment ils se déplaçaient, comment leurs visages s’illuminaient en regardant le ciel. Mon objectif était simple : que chaque enfant qui lise ce livre puisse se dire :
« Moi aussi, je veux aller chercher une étoile. »
Le défi des illustrations
L’univers visuel devait être à la hauteur de l’imaginaire. Chaque illustration devait être une fenêtre ouverte sur un monde magique, mais assez proche de la réalité pour que l’enfant se sente impliqué. J’ai travaillé avec des palettes de couleurs nocturnes : des bleus profonds.
Chaque détail compte : la lumière douce, les reflets sur les feuilles, elle devait évoquer à la fois le calme de la nuit et l’excitation de l’aventure.
La partie invisible du travail
Quand les images et le texte se sont enfin rencontrés, tout a changé. Les illustrations ont enrichi le texte, et le texte a guidé les images.
Ce que l’on ne voit pas dans un livre, c’est le temps passé à couper, à simplifier, à rendre plus fluide. Une histoire pour enfants doit être claire, rythmée, mais aussi avoir plusieurs niveaux de lecture. Les enfants y verront l’aventure ; les parents, le message.
J’ai supprimé des phrases que j’aimais beaucoup, simplement parce qu’elles ralentissaient le rythme.
Ce que ce livre m’a appris
Chaque livre est une leçon, non seulement pour le lecteur, mais aussi pour l’auteur. Celui-ci m’a appris à ralentir. À observer les détails autour de moi, à retrouver ce regard d’enfant qui s’émerveille pour une luciole ou une flaque d’eau.
Et surtout, il m’a rappelé que derrière chaque grande histoire, il y a un petit moment du quotidien, presque invisible, qui l’a déclenchée.
Et après ?
Cette aventure m’a donné envie d’aller plus loin. J’ai commencé à imaginer d’autres histoires, d’autres mondes, toujours avec cette volonté : parler au cœur des enfants, mais aussi à celui des parents.
Parce que les livres jeunesse, quand ils sont sincères, ne s’adressent pas seulement aux plus petits. Ils créent un espace où l’on peut se retrouver, ensemble, quel que soit notre âge.
Un livre indépendant
Un point important pour moi : Le Trampoline Magique n’est pas porté par une grande maison d’édition. Il a été créé de manière indépendante, avec tout le soin et l’amour que l’on met dans un projet personnel. Cela signifie qu’il n’est pas pensé pour « faire du chiffre », mais pour toucher des cœurs.
Chaque exemplaire vendu contribue à faire vivre cette aventure et à permettre la création des prochaines histoires.
Si j’ai voulu partager cette histoire de naissance, c’est pour montrer qu’un livre peut venir d’un simple instant. D’un mot, d’une image, d’une petite voix qui dit : « Ecris-là »
Et que parfois, suivre cette voix peut changer bien plus qu’on ne l’imagine.
Le Trampoline Magique est né de ce murmure. Et si vous le lisez, j’espère qu’il allumera, chez vous aussi, une petite étincelle.
Aujourd’hui, je vous invite à découvrir ce monde que j’ai pris tant de plaisir à créer.